RSDOUBLAGE
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Gabriel Ponthus

• Genres :
Voix Jeune adulte homme, Voix Adulte homme
• Tonalité :
Aiguë, Medium, Grave

Doublage

série
2020/....
Little Birds (Frederic)
série
2020
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2013/....
Blacklist (Marcus Hayes)
série
2013/....
Blacklist (AUSA)
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2019/....
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Mr. Iglesias (Mr. Gomez)
télévision, VOD & DVD
2020
Zone Hostile (Reggie)
cinéma
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The Big Leap (Dr. Pargrave)
série
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série
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Big Shot (Nate)
télévision, VOD & DVD
2022
télévision, VOD & DVD
2022
L'emprise du vice (Grocery Store Kid)

Voix

Documentaire
Edge of the Unknown with Jimmy Chin (Jimmy Chin)
Podcast
Mimesis, la fiction sonore (Inspecteur)
Publicité
Application Paylib

Formation

Formation au doublage auprès de Studio Capitale et Tytan Prod
Cours/Stages au Foyer, formation d'art dramatique
Master 2 littérature et théories littéraires

Courts métrages

"Passages" réalisé par Violette Graille, dans le rôle d'Arnaud
"Au bord du gouffre" réalisé par Simon Doutreleau, dans le rôle du médecin
"Merci Kiki !" réalisé par Diane Haddad, dans le rôle du savant fou
"Noces" réalisé par Margot Trutin, dans le rôle de Marius
"Waltzing Ghost" réalisé par Loris Witwicki, dans le rôle du Diable
"Contrat court" réalisé par Théo Lionet, dans le rôle du mafieux
"E-Carus" de Michaël Theus : Hermès, dans le rôle du superviseur
"Star System" mini-série parodique : Le président Terre, ou "Macron de l'espace"
"Les droites sécantes" réalisé par Sébastien Mendoza-Rosset, dans le rôle du patron

Langues

Français
Anglais (B1)
Allemand (B1)

Sports

Escrime médiévale (5 ans)

Théâtre

"Phèdre Sans Racine" dans les rôles de Panope et d'Ismène. La folie théâtre, théâtre Clavel
"Une folie amoureuse" dans le rôle d'Eraste. La comédie d'Aix

Interview

R.S : Bonjour Gabriel.

G.P : Bonjour Reynald.

R.S : Quelle a été ta première expérience professionnelle ?

G.P : Une fiction sonore, Mimesis, écrite par un jeune auteur rencontré dans un cercle littéraire que je fréquentais. J’incarnais l’inspecteur dans ce sombre polar de science-fiction, à l’univers proche de Blade Runner. Il m’a fallu travailler mes graves pour correspondre à ce personnage bourru et solitaire.

R.S : Tu as joué des rôles de femmes au théâtre ? C’est pour le moins intrigant !

G.P : Eh bien pas vraiment... tout part d’une pièce de théâtre, Phèdre Sans Racine, d’Héléna Aujames, qui est une parodie du chef-d’œuvre de Racine. Mais parodie en vers et alexandrins modernes. J’y étais assistant metteur en scène, et y faisais une petite apparition avec le rôle de Panope, transformée en petit notaire acariâtre. Mais un beau jour, lors d’une répétition, la comédienne qui interprétait Ismène étant malade, j’ai donné la réplique à sa place. Ça a tellement fait rire l’autrice, qu’elle m’a attribué le rôle. Ismène, confidente d’Aricie, est devenue "Is-man", son meilleur ami gay, même si on a gardé son nom d’origine et son costume, une adorable jupette rose. Je me suis inspiré du jeu de Nicolas Maury dans "Dix pour cent", que je trouve terriblement touchant. Si la pièce est une parodie, les personnages ne doivent pas pour autant être des caricatures. Récemment, j’ai interprété Eraste, un poète torturé, séducteur alcoolique dans Une folie amoureuse de Fanny Delgado. Un premier rôle tragique assez physique. Le pauvre Eraste se fait torturer par une malédiction lancée par une femme qu’il a délaissée.

R.S : Tu as fait de l’escrime médiévale pendant 5 ans. Pourquoi as-tu choisi ce sport ?

G.P : Par goût. Enfant, j’avais été marqué par Daniel Auteuil dans Le Bossu de Philippe de Broca et sa fameuse botte de Nevers. Adolescent j’avais pratiqué l’escrime sportive pendant 7 ans. Mais ce n’est pas un sport de combat, contrairement à l’escrime médiévale. Et les deux disciplines n’ont absolument rien à voir. En escrime médiévale, tous les coups sont permis, prises, désarmements, coups de pieds... J’y suis venu plus tard. J’étais en train de jouer à The Witcher 2 (où on peut entendre l’excellent Daniel Njo Lobé) et je me suis  dit : ce serait intéressant de faire ça en vrai. J’ai donc fait quelques sessions mais me suis heurté à une grosse difficulté : c’est très physique, il faut beaucoup d’endurance. Mais un des points déterminants qui m’ont fait persévérer dans cette discipline a été de me dire : ça pourra te servir pour ton métier de comédien. J’adorerais jouer une scène de combat. J’ai eu l’occasion d’en faire quelques-unes dans mes cours de théâtre - je concevais moi-même les chorégraphies - mais jamais lors de représentations.

R.S : Comment es-tu arrivé au doublage ?

G.P : C’est Virginie Ledieu, rencontrée lors d’un stage de doublage à Studio Capitale, qui m’a permis de faire mes premières ambiances. Un grand merci à elle. J’ai ensuite pu rencontrer d’autres DA grâce à des stages à Tytan Prod et j'ai l’intention d'en suivre d’autres car la formation ne s’arrête jamais.

R.S : Etait-ce une discipline à laquelle tu pensais lorsque tu as décidé de devenir comédien ?

G.P : C’est une discipline que je rêvais de faire ! Je pense ne pas trop m’avancer en disant que chaque comédien a d’abord été marqué enfant par l’excellente qualité des dessins animés doublés en français. Petit garçon j’étais fan de Roger Carel que je n’avais de cesse d’imiter. Travailler pour un dessin animé est un de mes plus grands souhaits.

R.S : Regardes-tu les V.F. en tant que spectateur ?

G.P : Eh bien le plus souvent oui. Il y a quelques exceptions, notamment quand il y a une forte présence d’accents (la série Peaky Blinders par exemple) mais j’estime qu’il existe nombre de films qui sont meilleurs en VF qu’en VO. Et certaines répliques ne restent dans votre mémoire que parce que vous les avez entendus en VF. Il m’est arrivé de regarder tel film ou telle série parce que j’avais envie d’entendre un de mes comédiens favoris. Mais surtout, dans le domaine du dessin animé, les VF sont, à mon avis, bien souvent supérieures. Je n’ai pas honte de dire que l’interprétation de Richard Darbois en génie d’Aladdin est meilleure que celle de Robin Willians. Pourtant c’est Robin Williams quand même !

R.S : Quels sont tes loisirs ?

G.P : Littérature, philosophie, sociologie et psychanalyse. Théâtre et cinéma bien entendu. J’écris parfois, quelques nouvelles, un peu de poésie - il faudrait que je reprenne un projet de roman laissé à l’abandon. Mais je suis aussi un gros geek,  il y a certains jeux vidéo que j’adore justement grâce à la qualité du doublage. Prenons, pour ne citer qu’eux, deux chef d’œuvres : The Last of Us et The Witcher 3. Le travail que les comédiens ont fourni  est exceptionnel !

R.S : Merci beaucoup Gabriel.

G.P : C’est moi qui te remercie Reynald.

Interview d'octobre 2022
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