RSDOUBLAGE
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Christophe Alunno

• Genres :
Voix Jeune adulte homme, Voix Adulte homme
• Tonalité :
Medium, Grave
• Langues parlées :
Italien

Doublage

télévision, VOD & DVD
2020
Trop d'amour à donner (Gerente Planetario)
cinéma
2019
série
2022/....
Maggie (John)
série
2019/....
Dollface (Wes)
télévision, VOD & DVD
2019
A Good Woman (Eboueur)
série
2022/....
Tell Me Lies (James Davenport)
télévision, VOD & DVD
2022
télévision, VOD & DVD
2020
télévision, VOD & DVD
2022
Le haut du panier (Big Serbian - Dimitri Jovanovic)
cinéma
2021
La Proie (Fred)
télévision, VOD & DVD
2021
télévision, VOD & DVD
2022
Le haut du panier (Lui-même)
cinéma
2020
télévision, VOD & DVD
2022
Beauty (Irv Merlin)
télévision, VOD & DVD
2019
télévision, VOD & DVD
2021
Fly (Wave)

Voix

Documentaire
Mija (Carlos Munoz, Gabriel Garcia, Danny Murcia)

Formation

Cours Simon (2 ans)
Cours Valmont (3 ans)
Rhinocéros : Formation Doublage
Avec Odile Schmitt, Bruno Méyère, Brigitte Lecordier, Pascale Vital...

Langues

Italien lu et parlé
Anglais : notions

Sports

Equitation, musculation, natation

Théâtre & courts métrages

2016 "Cours Valmont" Directeur artistique / professeur d'art dramatique. Paris CEO Valmont Productions sas depuis sept. 2012
2016 "Félicie" Comédie en un acte de Marivaux - mise en scène de Paolo Domingo, dans le rôle de Lucidor. Théâtre du Petit Gymnase, Paris
2015 "Le Cauchemar" Court métrage de Pauline Haussmann, dans le rôle du Comte Dracula. Paris
2015 "La Dame Sanglante" Tragi-comédie d'Olivier Schmidt - mise en scène de Christophe Alunno & Linda Bachammar, dans le rôle d'Igor. Théâtre Pixel, Paris
2014 "Le Loup dans la bergerie" Comédie en 1 acte de Franck Didier - mise en scène de Franck Didier, dans le rôle d'Alexandre. TMG, Paris
2013 "La Seconde Surprise de l'Amour" Comédie en 3 actes de Marivaux - mise en scène de Patrick Béjaoui, dans le rôle du Comte. Tournée Lyon, Avignon, Aix
2012 "Clip Love-me" Hôtel Pams - Perpignan, réalisation Mickael Adelo / Thomas Sagols, dans le rôle de Misha

Divers

Permis B
Littérature

Interview

R.S : Bonjour Christophe.

C.A : Bonjour Reynald.

R.S : D’où vient que tu parles et lis l’italien ?

C.A : De ma mère et de mon grand-père "quasi" naturellement. En effet, celui-ci travaillait beaucoup lorsqu’il est arrivé en France avec mon arrière-grand-mère et ses cinq enfants. Il était l’aîné de la famille et il devait s’en occuper dès son enfance ; il n’a jamais ensuite trouvé le temps nécessaire pour apprendre correctement l’italien à ma mère. C’était donc pour lui faire plaisir que j’ai appris cette langue mais ce fut très vite un plaisir partagé, dans la mesure où je me suis rendu compte que j’aimais absolument tout de l’Italie et... "tutti quanti" !

R.S : Qu'est-ce qui a motivé le choix de ta formation aux cours Valmont et Simon ?

C.A : J’étais encore dans "les cadres de l’activité militaire", je terminais en parallèle ma deuxième année au cours René Simon avec Cécilia Word, qui avait cette fibre artistique un peu à "l’ancienne", à la Louis Jouvet, c’est ce qui m’a tout de suite plu dans son cours. Peu après, en 2012, l’idée de créer une formation pluridisciplinaire en chant, danse et comédie avec Paolo Domingo s’est forgée. Nous constations lors des représentations de fin d’année des classes professionnelles parisiennes, que le rapport qualité/prix n’y était pas forcément... Ayant chacun nos complémentarités en matière de production artistique, nous décidons de nous les échanger, et de tenter l’aventure en fondant le cours Valmont via sa société Valmont Productions. Cette aventure dure maintenant depuis 10 ans...

R.S : Comment as-tu fait tes premiers pas professionnels ?

C.A : A 17 ans je passe mon Bafd et j’organise, en tant que directeur adjoint du centre de vacances de Pont-l’Evêque, des mini spectacles de commedia dell’arte pour ado’ ; prémices d’une carrière d’artiste dont j’étais à dix-mille lieux d’imaginer de pouvoir l’exercer pleinement un jour ! Précisément, lorsque je finis mes études universitaires, je décide après le départ de ma mamie "Cocotte", de m’engager dans la marine nationale où je deviens officier acheteur pour le Service Historique de la Défense au château de Vincennes. Étant placé au pavillon du Roi en compagnie de l’amiral Louis de Contenson, celui-ci me sollicita pour l’organisation des journées du patrimoine, qui se produisaient chaque année en partenariat avec la garde républicaine, qui se trouve être située juste à côté du château. Et en 2007, j’eus ainsi l’opportunité de prendre part au montage et à la réalisation de l’émission Des Racines et des Ailes, présentée par Louis Laforge. Là aussi les prémices de la production me faisaient des clins d’œil sans que j’y prenne garde un seul instant. En 2008 j’intègre le commandement des préparations militaires rue de Laborde à Paris. C’est sur cette période que je rencontre mon ami et futur associé Paolo Domingo, qui venait de produire son spectacle Trazom au théâtre des Variétés. Le courant artistique est tout de suite bien passé entre nous, à plus forte raison quand il m’annonça qu’il doublait le rôle de Devon Winters (Bryton James) dans la série Les feux de l’amour, dont ma mamie "Cocotte" était une inconditionnelle absolue ! (elle me faisait enregistrer les épisodes et m’incitait à les regarder avec elle dès mon retour de l’université le week-end...). J’étais devenu, par voie de conséquence, un admirateur d’Anne Kerylen qui incarnait Jill Abbott (Jess Walton) et de Hervé Bellon qui interprète le rôle Victor Newman (Eric Braeden). C’est elle en outre qui m’a transmis sa passion pour le doublage français, en particulier pour celle qui représentait avec brio la voix officielle d’Éva Longoria, et qui n’est autre qu’Odile Schmitt, que j’ai eu l’honneur de rencontrer à travers les formations en studio qu’elle dispensait, et qui fut, au-delà de son immense talent d’artiste, une très belle personne. Nous avons rapidement accroché tous les deux ^^.

R.S : Comment as-tu débuté dans le doublage ?

C.A : En 2015, je me suis essayé sur des ambiances que me proposait Hervé Rey pour son film No Escape. Je me suis vite aperçu que le doublage et le théâtre, même si ils ont des similitudes indéniables du point de vue du jeu d’acteur, n’avaient en revanche rien de commun s’agissant de la technicité. C’est alors que je me suis résolu à m’exercer dans l’apprentissage du doublage par l’entremise d’Odile, Bruno Meyère, Brigitte Lecordier et Pascale Vitale entre autres. Mais toujours un peu en filigrane puisque, dans le même temps, ma société prenait davantage de place dans ma vie. Ce n’est finalement qu’en 2020 que je commence véritablement à faire mes premières armes en tant que professionnel, étant donné que mon associé, ayant de son côté fait les siennes dans la direction artistique chez Eclair, commença à me distribuer sur ses premiers longs métrages, dont le premier fut Waiting for The Barbarians où j’ai pu doubler la voix de Harry Melling qui interprétait le rôle d’un... soldat.

R.S : Etait-ce une discipline que tu envisageais lorsque tu as décidé de devenir comédien ?

C.A : Une discipline... c’est bien le mot qui convient ! (rires) Celle-ci est venue au fur et à mesure des ans car bien évidement, même si la passion du doublage s’était imprégnée irrésistiblement, je n’en étais pas pour autant issu directement à l’égard de sa pratique. A l’époque, mon entourage artistique m’avait clairement annoncé la couleur : il faut être "légitime" pour pouvoir faire ce métier. C’est ce que j’ai essayé d’acquérir dans un premier temps par l’intermédiaire de cet art noble qu’est le théâtre et sa production artistique. Mais cela ne fut pas suffisant ; le doublage demande en plus l’instantanéité du jeu, d’être capable d’incarner son personnage sans préparations préalables. Sur scène, on a du temps pour faire son travail de table, d’analyser ses notes d’intentions, répéter, etc. En studio, on n’a pas le temps de faire tout ça ou très peu ; et pour moi le fait de découvrir l’acteur et de le jouer instantanément est une discipline grisante que j’aime beaucoup !

R.S : Comment l'envisages-tu ? Comme une valeur ajoutée, un mal nécessaire ?

C.A : C’est plutôt la prendre en compte par le mouvement et l’expression corporelle que propose la situation de jeu. Le mouvement nourrit l’intention et évidement, le comédien, sachant qu’il est dans un studio d’enregistrement, doit se référer autant que possible à la gestuelle de l’acteur qu’il double, sans s’accrocher cependant au texte de la rythmo ; là est la difficulté. Bien sûr avec le temps, et surtout la pratique, on arrive peu à peu à s’en accommoder. De toute façon il n’a pas le choix ! (rires) L’oreille est très importante aussi et dans ce domaine, celles et ceux qui ont des prédispositions en chant s’en sortent généralement mieux je pense.

R.S : Quels sont tes loisirs ?

C.A : Je vais probablement te décevoir mais ils restent pour la plupart dans l’artistique ^^ ; le théâtre (en tant que spectateur ça repose !), le chant (je vais reprendre ma p’tite chorale d’ici peu) et de la lecture le soir. Sinon j’aime faire de la natation, des rando’ à pied ou à vélo quand je suis en vacances, et faire de temps à autre un resto sympa avec quelques amis.

R.S : Merci beaucoup Christophe.

C.A : Con piacere Reynald ^^ Merci à toi.

Interview de novembre 2022
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