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Jérôme Cachon

Doublage

télévision, VOD & DVD
2018
cinéma
2016
Gold (Connie Wright)
cinéma
2013
The Call (Michael Foster)
cinéma
2013
Zulu (Dan Fletcher)
série
2019/....
Alta mar (Pierre)
série
2016/....
série
2019/....
Treadstone (Ferguson)
cinéma
2013
Effets secondaires "2013" (Assistant du représentant du ministère public)
série
2019/....
cinéma
2015
cinéma
2013
Cartel "2013" (Prêtre)
cinéma
2014
Gone Girl (Jason)
Yamashita
animation
2014

Formation

Stages avec Philippe Adrien, Robert Cantarella, Philippe Minyana, Yoshi Oïda, GroupStudio Sébastien Bonnabel
Stage de Masque et clown avec Luis Jaime Cortez
Conservatoire de Paris 10ème (avec Jean Louis Bihoreau et Jean Pierre Martino)
Ecole Supérieure d'Art Dramatique de Genève

Cinéma

2017 "Vidocq" réalisé par Jean-François Richet, dans le rôle du gendarme Bicêtre
2017 "Sans famille" réalisé par Antoine Blossier, dans le rôle du brigadier Ernest
2016 "Chacun sa vie" réalisé par Claude Lelouch, dans le rôle du maton
2016 "Vive la crise" réalisé par Jean-François Davy, dans le rôle de Guillaume
2016 "Seuls" réalisé par David Moreau, dans le rôle de Victor
2014 "Salaud, on t'aime !" réalisé par Claude Lelouch, dans le rôle de Joseph Piccard
2009 "The Prodigies" (LM en motion capture) réalisé par Antoine Charreyron, dans le rôle de Jenkins
2008 "Roman de gare" réalisé par Claude Lelouch, dans le rôle de Maurice
2003 "Comme un seul homme" réalisé par Lionel Abeillon, dans le rôle de Simon
2003 "Suzanne" (MM) réalisé par Philippe Lubac, dans le rôle de Gabriel

Langues

Anglais : courant

Sports

Danse - karaté

Télévision

2017 "Marseille" (saison 2) réalisé par Florent Emilio Siri, dans le rôle de Guillaume/Youssef

Théâtre

2006 "Britannicus" de Racine - mise en scène de Catherine Brieux, dans le rôle de Néron
2002 "Paroles d'acteurs" (Jeunes Talents d'Adami) Monologues de Koltès et Calaferte - mise en scène de Didier Flamand. Festival In Avignon
2000 "Roméo et Juliette" mise en scène de Blanche Salant, travail de recherche, dans le rôle de Roméo
1999 "La ronde" mise en scène de Justine Heyneman
1999 "Et ils passèrent des menottes aux fleurs"de Fernando Arrabal - mise en scène de Guillaume Axle, avec le soutien de Fernando Arrabal
2000 "Enfants n'oubliez jamais de regarder les étoiles" mise en scène de Zbigniew Horoks et Jeanne Vitez. CDN de Montreuil. Le roi Matthias
1996 "Le Cid" mise en scène de Simon Eine.

Divers

A dirigé un atelier théâtre en clinique neuropsychiatrique pendant 9 ans (Meudon)

Interview

R.S : Bonjour Jérôme.

J.C : Bonjour Reynald et merci de m'accueillir sur RS Doublage.

R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?

J.C : J'habitais la Haute-Savoie et j'ai commencé à l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique de Genève et je suis "monté" à Paris au Conservatoire du 10ème arrondissement. Ensuite j'ai fait des stages avec des metteurs en scène comme Robert Cantarella, Philippe Adrien, Yoshi Oïda...

R.S : Tu as tourné avec Claude Lelouch. Tu as ressenti cette liberté de jeu dont parlent souvent les comédiens qui travaillent avec lui ?

J.C : Oui, cette rencontre a été déterminante. Une des scènes ne durait qu'une minute et au final elle dure 5 minutes dans le film, et est émotionnellement très forte. C'est un réalisateur qui adore les comédiens, tellement enthousiaste et amoureux de la vie, très à l'écoute des propositions et adepte de l'improvisation. C'était un magnifique moment de cinéma, il y a vraiment eu un avant et un après dans mon parcours d'acteur. C'est une expérience de jeu que je souhaite à tous, libératrice !

R.S : Tu as fait la motion capture de "The Prodigies". Comment les choses se passent-elles ? Comment as-tu vécu cela ? Est-ce que cela ne s'apparente pas davantage à une expérience de mime qu'à une véritable expérience de jeu ? Et n'est-ce pas un peu frustrant de disparaître à la fin derrière un dessin informatique ?

J.C : A part le fait de tourner en combinaison munie de capteurs et sur un plateau, la direction était vraiment celle d'un réalisateur de cinéma. Justement, on recherche une vérité, une sincérité que seuls des acteurs peuvent donner dans ce registre. Et au final, effectivement je disparais derrière un habillage informatique, mais l'expérience de jeu demeure. Comme en doublage, c'est moi, mais ce n'est pas moi... L'acteur apprend une forme de modestie !

R.S : Tu as dirigé un atelier théâtre en clinique neuropsychiatrique pendant 9 ans. Quel est le but thérapeutique de cet atelier ? Comment es-tu arrivé là ? Et qu'as-tu tiré sur un plan personnel de cette expérience ?

J.C : Je voulais confronter ma pratique du jeu avec un autre public et j'avais repris des études de pédagogie théâtrale. Au départ cela relevait d'un challenge personnel de me retrouver face à un groupe et la sphère "psy" m'intéressait depuis mon adolescence. Les objectifs étaient adaptés aux personnes dans ce cadre de soin. Je pourrais dire essentiellement qu'il s'agissait de rompre l'isolement et le repli liés à la dépression en trouvant sa place au sein d'un groupe, sans jugement avec une dimension de restauration narcissique. C'était humainement très riche et  incroyable de voir comment le jeu pouvait amener des personnes à se découvrir, à retrouver une confiance et une force de vie. On riait beaucoup, même dans une clinique psy ! J'ai beaucoup appris, mon écoute en est devenue meilleure de même que ma capacité d'adaptation et d'improvisation.

R.S : Tes débuts dans le doublage ne sont pas banals puisque tu as été choisi par la Fox directement sur un rôle principal après essais. Tu n'avais pas du tout d'expérience du doublage avant cela ? Tu es entré dans la technique sans problème ?

J.C : Je n'avais jamais fait de doublage auparavant et c'est dû à la confiance d'un directeur de plateau. C'était pour doubler l'acteur Dominic Cooper dans un rôle de vampire. Je me suis senti très à l'aise. Pour moi le doublage est une contrainte spécifique d'interprétation avec un rythme à respecter, et les situations à jouer sont données à l'image. Et surtout on ne travaille pas seul, c'est vraiment une collaboration avec le directeur artistique pour trouver la bonne voie (voix) ! (Il fallait que je la place !...). Mais c'est un exercice délicat et exigeant. Je me suis rendu compte a posteriori de ce que je devais à ma formation initiale très académique, avec beaucoup de travail technique sur le texte, la poésie, la versification, la diction. C'est vraiment ce qui m'a aidé à être à l'aise devant la barre.

R.S : Comment voyais-tu le doublage avant d'en faire toi-même ?

J.C : Je voyais ça comme un aspect  du métier et j'aurais voulu en faire bien avant. J'ai fait du chant et tout ce qui se rapporte à la voix me passionne. La voix, c'est le corps... Ça reste toujours un travail d'interprétation, de jeu.

R.S : Quels sont tes hobbies ?

J.C : Je fais du sport, je lis beaucoup, j'écoute du jazz et j'ai un hobby très parisien... la montagne ! Essentiel dans ma vie.

R.S : Merci beaucoup Jérôme.

J.C : Merci à toi Reynald pour la qualité de ton site.

Interview de décembre 2017
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