RSDOUBLAGE
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Yves Letzelter

Doublage

télévision, VOD & DVD
2016
Killing Hasselhoff (Gros Mitch noir)
série
2018/....
Jack Ryan (Marcus)
série
2017/....
série
1999/....
série
2015/....
Bienvenue Chez les Huang (Coach Jenkins)
série
2014/....
Murder (Jeune stagiaire)
série
1999/....
série
2012/....
Arrow (Ambulancier)
série
2016/....
série
2014/....
Silicon Valley (Garrett - 1ère voix)
série
1999/....
New York Unité Spéciale (Dr. Leon Bailey)
série
2011/....
Les Enquêtes de Vera (Josh Siggins)
télévision, VOD & DVD
2016
série
2014/....
NCIS : Nouvelle Orléans (Caporal Jared Connors)
série
2014/....
Murder (Agent Seward)
série
2011/....
Meurtres au Paradis (Dashel Jordan)
série
2010/....
Blue Bloods (Louis Edwards)
série
1987/....
série
2016/....
série
2014/....
Murder (Dr. Robin Sinnamby)
série
1981/....
série
2014/....
Gotham (Aide-soignant)
cinéma
2017
La mort de Staline (Marshal Konev)
série
1999/....
série
2012/....
Arrow (Roger)
série
2015/....
série
2016/....
Easy (Russ)
série
2017/....
The Sinner (Hobbs)
série
2014/....
Gotham (Garde de Fish Mooney)
série
2014/....
Murder (Hank)
cinéma
2016
Onze Jongens (Chuck)
série
2018/....
série
2014/....
NCIS : Nouvelle Orléans (Commandant Hindley)
série
2016/....
télévision, VOD & DVD
2017
série
2016/....
télévision, VOD & DVD
2016
série
2015/....
Bienvenue Chez les Huang (Burt Palouska)
série
2005/....
Grey's Anatomy (Infirmier Taylor - 1ère voix)
série
2017/....
cinéma
2015
série
2016/....
série
2014/....
Murder (Mark)
série
2014/....
série
2015/....
Casual (Gars de 19 ans)
série
2019/....
The Village (Deacon)
télévision, VOD & DVD
2016
série
2018/....
série
2018/....
All American (Chris)
série
2016/....
StartUp (Damon)
série
2014/....
série
2005/....
Grey's Anatomy (Infirmier James - 2ème voix)
série
2017/....
télévision, VOD & DVD
2019
Brexit (Ameet - Version Dubbing Brothers)
série
2014/....
Murder (Adjoint du Shérif)
série
2014/....
Murder (Howie)
série
2019/....
Traîtres (Savitt)
série
2014/....
Murder (Infirmier Seth)
série
2019/....
Another Life (Marcus Peterson)
série
2012/....
Arrow (Ingénieur Antonov)
série
2014/....
cinéma
2017
série
2017/....
série
2015/....
Lucifer (Jon)
série
1999/....
série
2018/....
The Outpost (Danomar)
série
1999/....
série
2017/....
télévision, VOD & DVD
2018
série
2016/....
série
2017/....
Star Trek : Discovery (Troy Januzzi)
série
2011/....
Suits : Avocats sur Mesure (Procureur Alexander)
série
2016/....
série
2012/....
Arrow (Rich Kannon)
série
2014/....
Gotham (Policier)
série
2019/....
Pearson (Malik)
série
2014/....
Murder (Agent de correction)
série
2012/....
Arrow (James Wong, membre de la Triade)

Voix

Documentaire
Les Fantômes de Sugar Land / Ghosts of Sugar Land (Mark)
Documentaire
Plastik überall / Plastic partout ! Histoire de déchets (Benjamin Bongardt, Christoph Wiedmer & Shaun Frankson - Arte)

Formation

Théâtrale :
2005/2008 Ecole d'Acteur "Les Ateliers du Sapajou" avec Valentine Cohen et Philippe Müller

Ateliers et stages :
2019 "Le modèle du Libre Acteur : de l’initiation à la pratique professionnelle" (Collectif du Libre Acteur) avec Sébastien Bonnabel (Intervenants : Stéphane Gaillard / Laura Mariani / Lisa Vanco / Simón Hanukai / Angélique Luisi / Philippe de Monts / Éric Chantelauze / David Baranes / Sophie Chamoux)
2018 "Masterclass Casting" (Permis 2 Jouer) avec Régis Mardon (Intervenants : Constance Demontoy / Coralie Amédéo / Nathalie Chéron / Laurent Couraud / Olivier Mégaton / Bourlem Guerdjou / Eric Guirado)

Musicale :
2008/2009 Conservatoire du 9ème Arrondissement Nadia et Lili Boulanger - Section "Arts de la Scène" / Coordination : Marc Chevalier, parrainée par Richard Cross. Technique vocale : Guillaume Coignard, Richard Cross, Sophie Delmas et Carine Robert / Théâtre : Anne Denieul et Claire Ruppli / Danse : Elsa Bousquet et Christine Coupet / Mime : Guérassim Dichliev / Polyphonie : Christophe Mauvais

Universitaire :
2006 Maîtrise d'Études Théâtrales, Université Paris III – Sorbonne Nouvelle (Mention Bien)

Chant

Baryton (bon niveau)

Courts métrages

"Je suis Sourire" réalisé par Marine André et Slipday, dans le rôle de Nicolas
"Assurance Vengeance" réalisé par David Lamarre, dans le rôle du notaire (Rôle principal)

Film institutionnel

"SANOFI" réalisé par Benoît de La Rochère / Nonobstant Production

Langues

Anglais (maîtrisé)
Allemand (notions)

Lectures

"Jacques Prévert !" (Lectures publiques de textes de Jacques Prévert et le Groupe Octobre) - mise en lecture de Philippe Müller. Librairie Résistances (Paris), à Dives-sur-Mer à la Médiathèque Jacques Prévert, dans le cadre du Marché de la Poésie à Paris et devant le Panthéon de Paris

Musique

"Les Ambassadeurs de Broadway" Chanteur soliste / choriste (a cappella). Montréal
"John Meldrum and the Highlites" Chanteur soliste / choriste. Théâtre de L'Alhambra

Théâtre

"Nés Quelque Part", exposition-spectacle créée par la Compagnie Ars Anima et l'Agence Française de Développement - mise en scène de Maria Victoria Monedero. Création à Paris (Théâtre de la Villette) puis tournée : La Sucrière à Lyon, La Condition Publique à Roubaix, Cap Sciences à Bordeaux, Place du Château à Strasbourg et au Dock des Suds à Marseille
"Chats Noirs Souris Blanches" d'Olivier Maille - mise en scène de l'auteur, dans le rôle d'Emilien. Théâtre Buffon, Avignon (Festival OFF 2017 et 2018) et Festival KOMIDI (Île de la Réunion) puis tournée : Les Tanzmatten (Sélestat, Alsace), Festival Cap Excellence en Théâtre (Pointe-à-Pitre, Guadeloupe) et Théâtre de Valère (Sion, Suisse)
"L'île des Esclaves" de Marivaux - mise en scène de Jérôme Tomray, dans le rôle de Trivelin. Théâtre Pixel Avignon (Festival OFF 2015)
"La Dernière Pilule" d'Ivan Gavriloff - mise en scène de Maurice Haddad, dans le rôle de Lionel. Théâtre du Lucernaire
"Devant la Mort" d'August Strindberg - mise en scène de Claire Simba, dans le rôle d'Antonio. Théâtre du Nord-Ouest
"La Vita Bella !" d'après les "Récits de femmes et autres histoires" de Dario Fo et Franca Rame - mise en scène de Valentine Cohen, dans le rôle de Mambretti. Création à Samonac, reprises à Paris au Théâtre de la Jonquière et au Théâtre Darius Milhaud

Théâtre musical

"Carmen Rock & Soul Opéra, (Acte II)" mise en scène d'Alexis Michalik, rôle ensemble. Ciné 13 Théâtre

Interview

R.S : Bonjour Yves.

Y.L : Merci pour l'accueil, Reynald et ravi de faire ta connaissance !

R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?

Y.L : L’envie de jouer la comédie s’est imposée à moi très tôt. J’ai toujours été fasciné par le spectacle vivant. Plus jeune, j'étais un grand fan de Louis de Funès. Je visionnais ses films fréquemment et il m'arrivait de les rejouer presque tout le trajet en voiture lorsque je partais en vacances avec mes grands-parents. D’ailleurs, je me demande comment ils ont fait pour ne pas devenir fous car, une fois que j’étais lancé, je ne pouvais plus m'arrêter (rires). Louis de Funès a été et reste une référence pour bon nombre de comédiens. Du coup, j’ai décidé d’approfondir mes connaissances en faisant du théâtre dans le cadre de mes études. J’ai commencé par un parcours assez "classique", à savoir du théâtre amateur. Par la suite, une fois ma licence en poche, je suis parti m'installer à Paris pour y préparer ma maîtrise, tout en me formant en parallèle dans des écoles de théâtre, parce qu'à l'université les cours sont plus théoriques et la pratique ne passe qu’au second plan. Et puis, un jour, lors de ma dernière année aux Ateliers du Sapajou, Valentine Cohen, ma professeur, m’a engagé dans sa compagnie. Et tout a commencé.

R.S : Tu as joué en off à Avignon. Y a-t-il quelque chose de particulier à retirer d'une expérience au sein de ce festival ?

Y.L : Le Festival d’Avignon, le Off en particulier, c’est un rouleau compresseur ! C’est un peu comme se préparer à courir un marathon à la différence que c’est sur quasiment un mois... Il y a une grande part de physique et de mental car il faut tenir la distance avec les parades quotidiennes qui sont très appréciées du public et qui représentent notre premier contact avec les festivaliers, la distribution de flyers, l'affichage, etc. Tout ça avec la fatigue qui s’accumule, la chaleur, les hauts et les bas... Et il y a également une grande part de facteur humain car on vit en communauté avec sa troupe : en plus de la scène, on partage le même logement, on vit les uns sur les autres, pratiquement 24 heures sur 24. Ça implique aussi beaucoup de compromis. Mais cela reste une aventure humaine incroyable ! Il y a quelque chose de galvanisant lors du festival : on sent les spectateurs beaucoup plus réceptifs qu’à Paris, on se laisse porter par l'énergie ambiante, il y a comme une sorte d'émulation. Et il y a également le plaisir de croiser les copains, de retrouver des personnes perdues de vue. Il s’agit d’une très belle expérience que je serais prêt à réitérer si jamais l'occasion se présentait à nouveau. Ce qui est drôle, c’est que les premiers jours on se dit qu'on n'en verra pas le bout et qu'il va falloir s'accrocher puis, une fois arrivé à la fin du festival, on se rend compte que, finalement, tout est passé si - trop - vite !

R.S : Comment as-tu pris le chemin du doublage ?

Y.L : Le premier contact que j’ai eu avec le doublage a été par le biais de Maïk Darah. Nous nous sommes rencontrés sur un projet de comédie musicale intitulé "Terre de mémoires" porté par l'association Bulles d'oxygène : un spectacle sur le thème de l'esclavage mené par une trentaine de jeunes et moins jeunes amateurs et semi professionnels des quartiers dits "sensibles" des 19ème et 20ème arrondissements de Paris, et de banlieues. Nous l'avons joué au théâtre Déjazet dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Elle a eu la gentillesse de me donner de précieux conseils concernant les démarches à suivre (avec toute la passion et la générosité qu'on lui connaît) et a été d'une grande disponibilité. J'ai gardé ça dans un coin de ma tête mais, au fond de moi, je pense que je n'étais pas prêt à ce moment-là à faire le grand saut. Suite à cela, j'ai tenté l'aventure canadienne pour m'offrir un grand bol d'air et de découvertes. Je suis resté près de 2 ans à vivre l'expérience québécoise et, à mon retour, je me suis senti prêt à franchir le pas. J’ai pris mon courage à deux mains, mon CV sous le bras, et j’ai commencé à arpenter les studios. J’ai longtemps assisté et observé discrètement dans mon coin, sans me faire trop remarquer. En parallèle, j'ai effectué un stage pour me familiariser avec la technique. Et c’est finalement Barbara Delsol qui a été ma marraine de doublage. C’est la première personne à m'avoir donné ma chance et qui continue de me faire confiance. Je lui dois beaucoup et je ne remercierai jamais assez ces deux femmes qui ont été "mes bonnes fées" dans cette branche du métier.

R.S : T'intéressais-tu aux VF avant cela ?

Y.L : Oui, bien sûr ! Je suis ce qu’on appelle un sériephile / sérievore et j’adore le cinéma également. J’ai grandi à une époque où Internet n'était pas aussi développé qu'aujourd'hui. Nous n’avions accès qu’à la version française. Je me souviens que je visionnais des séries des années 60 comme "Ma sorcière bien-aimée" et "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". À l'adolescence, ce fut ensuite au tour de séries comme "X-Files : aux frontières du réel", "Ally McBeal", "Dawson" et "Buffy contre les vampires" ("La Trilogie du Samedi", pour ceux qui ont connu). Comme toute personne qui s’intéresse à l’envers du décor, je me suis renseigné sur les voix françaises et c’est comme ça que j’ai entendu parler de comédiens et comédiennes comme Martine Sarcey, Georges Caudron, Caroline Beaune, Claire Guyot et Thierry Wermuth entre autres, pour ne citer qu'eux. Par la suite, avec l’apparition des DVD, j’ai privilégié la V.O. pour progresser en anglais avec des séries comme "Friends" mais il m’arrive toujours de visionner des programmes en V.F. par déformation professionnelle (et aussi pour mon plaisir personnel). :-)

R.S : As-tu eu le sentiment que le stage de doublage auquel tu as participé t'avait rendu prêt à affronter la rythmo "pour de bon" ?

Y.L : "Pour de bon" est peut-être un bien grand mot ! Disons que cela m’a permis de pouvoir mettre en pratique ce que j’avais pu observer en assistant sur les plateaux et de m’exercer. Car bien sûr, du canapé, on a l’impression que c’est facile, mais une fois à la barre c’est une tout autre histoire (sourire). Le problème, c’est qu’il n’est plus possible de se former sur le tas, comme c'était le cas dans le passé. Les directeurs artistiques n’ont plus le temps aujourd’hui pour ça, il faut travailler toujours plus vite. Ils cherchent des personnes qui soient déjà opérationnelles. Du coup, le stage permet de se familiariser avec les aspects techniques, afin de les "digérer" pour ensuite mieux les oublier. C’est comme quand on apprend le métier d’acteur : on nous enseigne en cours une méthode de travail (Stanislavski, Lee Strasberg, etc.) et il faut réussir à faire oublier ces "outils" aux spectateurs afin de donner le sentiment que nous sommes le personnage que nous incarnons, donner l’illusion d’être dans le "ici et maintenant", comme disait un de mes professeurs. Et dans le doublage, il est important de pouvoir s'affranchir au plus vite de la technique, de se l'approprier, car c’est à partir de là que l’on peut trouver sa liberté de jeu. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce stage m’aura permis de me sentir plus légitime dans ma démarche.

R.S : Tu pratiques ton métier de différentes manières, scène, tournage, voix... As-tu une préférence ?

Y.L : Cela revient à me demander qui j’aime le plus entre mon père et ma mère (rires). Forcément, je me sens plus proche de la scène car c’est là que j’ai démarré mais j’ai également autant de plaisir à participer à des tournages qu’à pousser la chansonnette ou à doubler des comédiens étrangers. Ce que j’aime avant tout c’est justement la variété. Quand je fais beaucoup de théâtre, la musique me manque, et inversement, quand je ne fais que de la musique, le théâtre me manque ! Pour moi, toutes ces disciplines forment un tout, une espèce d’unité et je pense que c’est comme ça pour beaucoup d’artistes. J’ai découvert assez vite qu’elles devaient se nourrir l’une de l’autre. Je trouve dommage de vouloir les séparer, comme cela fut le cas pendant longtemps. Les choses ont évolué depuis. L'idée de ne pas se limiter à un seul art s'est développée petit à petit en France, notamment avec l’apparition des spectacles musicaux. Il n'y a qu'à prendre l'exemple des artistes anglo-saxons : ils savent tout faire ! C’est ce que j’aime dans le théâtre musical  car c’est un type de spectacle où l’on peut mêler plusieurs disciplines : c’est le croisement du théâtre, de la musique et de la danse. C'est un fait indéniable : plus tu as de cordes à ton arc, mieux c'est !

R.S : Quels sont tes hobbies ?

Y.L : En dehors du théâtre, du cinéma, de la comédie musicale et des séries, tu veux dire (sourire) ? J’aime bouquiner, écrire (mais pas assez souvent), les grandes balades (j’adore marcher jusqu'à plus de souffle), voyager (partir à la découverte d’autres cultures et faire de nouvelles rencontres), la natation (nager sans suivre les longueurs), les concerts, flâner au gré des ruelles, le karaoké, et... ma famille et mes amis, bien entendu. Sans oublier la bonne bouffe (trop) et le bon vin (beaucoup trop). ;-)

R.S : Merci beaucoup Yves.

Y.L : Mais je t'en prie ! Merci Reynald pour ton travail et de mettre en lumière les artisans de l’ombre !

Interview de juillet 2017
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